​​​​Hesperange

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En aval du pont de l'Alzette actuel on découvrit les fondations d'un pont sur le tracé d'un "diverticulum" reliant deux voies romaines en direction de Trèves. Après l'occupation définitive par les Francs et plus tard la fondation de l'abbaye d'Echternach (698), le site de Hesperange devenait bientôt domaine de celle-ci. L'historien Alexandre Wiltheim découvrit un acte daté de 867, où apparut le nom de "Hasmaringa". Sous les premiers comtes de Luxembourg la localité figure parmi les possessions de l'abbaye d'Altmünster (Luxembourg). Les seigneurs de Rodemack, vassaux puissants des comtes de Luxembourg et fournissant cinq gouverneurs au comté, érigeaient la seigneurie de Hesperange, et le château-fort de Luxembourg eut vers 1300 comme avant-poste le manoir de Hesperange.

Gérard de Rodemack, prenant parti contre Maximilien d'Autriche, héritier des Pays-Bas bourguignons, fut déclaré félon. Son manoir fut démantelé partiellement en 1480 et deux ans plus tard davantage. L'empereur Maximilien octroyait les possessions de Gérard à son cousin le margrave Christophe de Bade pour ses services considérables. Au 17ième siècle la forteresse de Luxembourg allait succomber aux convoitises de Louis XIV, roi de France. Le 23-6-1682 1400 cavaliers français campaient aux environs de Hesperange sous le commandement du marquis de Lambert. L'hôpital militaire entre Hesperange et Alzingen hébergeait momentanément plus de 1000 blessés.


Pendant la domination autrichienne 1714-1795 la seigneurie de Hesperange restait de fait française jusqu'au traité de Versailles 1769, ce qui nous valut un nouveau pont sur l'Alzette et une diligence postale régulière entre Luxembourg et Thionville. Peu après la reddition de Luxembourg aux Républicains français 1795, le dernier seigneur féodal de Hesperange, le margrave Charles-Frédéric de Bade-Durlach, vendit ses possessions à l'Etat français. Dans le nouveau "Département des Forêts" existait de 1795 à 1802 un canton de Hesperange, comprenant les communes rurales autour de la ville de Luxembourg, et doté d'une justice de paix. Hesperange et Itzig formaient une "agence", remplacée après 1799 par la création d'une "commune".

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Sous la dynastie hollandaise, Hesperange fut promu paroisse (1849), dépendant auparavant du desservant d'Itzig. La seconde moitié du siècle vit l'éclosion de la vie économique et culturelle. Le chemin de fer vicinal ("Jangeli") mis en service en 1882 entre Luxembourg-Hesperange et Remich ne fut remplacé qu'en 1955 par un service d'autobus. Période de privations et de famine pendant la guerre 1914-1918 sous l'occupation allemande! Quelques mois après les festivités commémorant le centenaire de l'indépendance du pays, la commune de Hesperange subit de 1940 à 1944 la deuxième occupation par les Allemands. Ils incorporaient Hesperange-Howald, Fentange et Alzingen à la municipalité de Luxembourg.

La commune de Hesperange vécut un essor prestigieux après les multiples épreuves de la deuxième guerre mondiale (la population de quelque 3500 approchant entre-temps les 14000). Cet élan surtout économique était largement stimulé au fur et à mesure par la promulgation des zones industrielles et commerciales, ensuite par le développement énergique du système autoroutier autour de la capitale. Citons la bretelle d'autoroute à l'ouest (1976), l'autoroute vers Thionville (après 1981) et finalement celle du Contournement Est avec le pont haubané Victor Bodson (1994).

La mairie du Centre Civique (1962) au milieu du complexe scolaire, avec salle de fêtes, ne correspondant plus aux exigences croissantes de l'infrastructure communale, il fallait promulguer la construction de la troisième mairie consécutive (1992), aprè​s la démolition de l'ancien "Urbéngsschlass". Elle est mise en valeur par un parc public de 13 ha.


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